La préfecture du Var alerte sur ces raies potentiellement dangereuses proches du littoral de Cogolin à Marseille

Le préfet du Var lance un message de prévention aux baigneurs pour ne pas toucher ces raies pastenagues violettes et à en signaler toute observation au poste de  secours ou auprès des services municipaux. Depuis le début du mois, plusieurs signalements de raies pastenagues violettes, de 80 à 90 cm d’envergure, ont recensé une trentaine de spécimens sur le  littoral en région PACA et notamment sur les rivages dans le Var. C’est une  situation rare liée aux fortes chaleurs où l’eau de mer peut atteindre 28°C en bord de mer puisqu’elles évoluent normalement au large

Ce phénomène rare est en effet lié au pic de température indique le Groupement phocéen d’étude des requins. Les signalements se multiplient. 

J’ai jamais reçu autant d’appels en trois jours. La présence de ces raies aussi près des côtes est anormal

relate Nicolas Ziani, biologiste et fondateur de l’association spécialisée dans l’étude des requins et des raies.

 80 à 90 cm d’envergure

Ces raies  femelles « pastenagues violettes » de 80 à 90 cm d’envergure, qui vivent habituellement au large, ont été repérées par de baigneurs au Canet-en-Roussillon (Pyrénées-Orientales), à Marseille et dans ses environs, à Saint-Mandrier sur Mer et Cogolin (Var) ou encore en Corse, rapporte M. Ziani.

« Ces raies qui mettent bas en été sont stimulées par la hausse des températures et viennent en bord de côte où elles viennent chercher une eau encore plus chaude », estime le scientifique.
 

 

Un venin neurotoxique

 
Dotées de 1 à 3 aiguillons sur la queue, les raies « Pteroplatytrygon », de leur nom scientifique, « ne sont pas des espèces agressives, mais peuvent piquer si elles se sentent en danger et diffuser un venin neurotoxique », met en garde le biologiste
qui enjoint les baigneurs à ne pas toucher les animaux. Si la piqûre n’est pas mortelle chez l’adulte, elle peut provoquer des troubles neurologiques graves (paralysies), prévient-il.
    

Ce qu’il faut faire en cas de piqûre : 

Il faut appeler le 15 (SAMU) et rejoindre un poste de secours ou se déplacer jusqu’aux urgences les plus proches pour qu’il soit procédé médicalement à une  extraction de l’aiguillon dentelé. Le venin étant thermolabile, en attente de la  prise en charge médicale, son effet peut être modéré par un bain de la plaie dans de l’eau chaude. 
Dans tous les cas, il convient donc de ne pas tenter de l’extraire soi-même. 

    source France TV

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