Un député LREM des Bouches-du-Rhône réclame un groupe écologiste à l’assemblée

Une voix tente de se faire entendre au sein de l’assemblée nationale. C’est celle du député LREM des Bouches-du-Rhône François-Michel Lambert. Ce dernier réclame la création d’un groupe portant « la dimension écologique » au sein de la majorité, mais ouvert aux autres partis poilitiques.
Issu du rang des écologistes, François-Michel Lambert regrette que le gouvernement « semble plus préoccupé par la dette publique que par la dette écologique ».

Nicolas Hulot répète que nous allons à la catastrophe avec le réchauffement climatique et qu’il faut s’unir. Mais ces mots semblent davantage adressés au gouvernement, (…) qu’au reste du monde

a déclaré dans un entretien au Monde l’élu des Bouches-du-Rhône. Rajoutant « en fait, il est seul » en parlant du ministre de la transition écologique.
 

« Qu’avons-nous fait en un an »

Le député ironise sur l’appel « à l’union sacrée » des formations politiques, lancé fin juillet par Nicolas Hulot. Selon lui, cette union sacrée « devrait commencer au gouvernement » en mettant la transition écologique « au coeur
des priorités des ministères ». 
« Ce gouvernement, que je soutiens, peut encore avancer.

Mais quand les scientifiques, le Premier ministre, Edouard Philippe, et Nicolas Hulot disent que, en matière climatique, le pire est à venir, je me dis : qu’avons-nous fait en un an ?

a ajouté le député qui veut oeuvrer à la création d’un nouveau groupe à l’Assemblée nationale.
« Il n’y a plus de groupe structuré autour de l’écologie à l’Assemblée nationale, il y a un ministre esseulé et il n’y a plus de parti digne de ce nom qui porte l’écologie fortement, donc elle passe en 2e, en 3e choix des arbitrages qu’il peut y avoir », a-t-il plaidé.
Il a souligné que ce groupe se situerait « dans la majorité », à l’instar du groupe MoDem.
« Il y a nécessité de porter un groupe autour de l’écologie et des territoires ruraux, puisque je serai associé, si le groupe émerge, avec des députés qui viennent parler de ces territoires périphériques qui sentent qu’ils sont un peu oubliés ou qui ont l’impression d’être oubliés ».
Selon le député le groupe permettrait « aussi de faire venir des non-inscrits » et « des députés d’autres groupes politiques », précisant tabler sur un groupe de 18, alors que le minimum requis est de 15.
     source France TV

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