Une vingtaine de « gilets jaunes » français et italiens se sont rassemblés à San Remo en Italie

Le ministre italien de l’Intérieur, Matteo Salvini, a invité ce vendredi 8 février son homologue français Christophe Castaner, pour évoquer les dossiers épineux dans leur domaine de compétence. Interrogé par BFMTV, Christophe Castaner a répliqué : « On ne me convoque pas » et a estimé que les déplacements diplomatiques doivent se faire, non pas en cachette, mais de façon officielle.

Cette crise franco-italienne, qui a conduit la France, exaspérée, à rappeler jeudi son ambassadeur à Rome, cristallise le face-à-face entre les leaders populistes au pouvoir en Italie et le camp pro-européen incarné par le président français Emmanuel Macron.  
  Ils veulent défendre "l'Europe des peuples". Maxime Nicolle, alias Fly Rider était sur place. / © Marco RAVAGLI / AFP

Ils veulent défendre "l'Europe des peuples". Maxime Nicolle, alias Fly Rider était sur place. / © Marco RAVAGLI / AFP

Ils veulent défendre « l’Europe des peuples ». Maxime Nicolle, alias Fly Rider était sur place. / © Marco RAVAGLI / AFP
Dans une tribune adressée au quotidien français Le Monde, Luigi Di Maio, le chef du Mouvement 5 étoiles (antisystème), a dénoncé des « recettes ultralibérales », appliquées par « des partis de droite comme de gauche et (qui) ont précarisé la vie des citoyens ».

« C’est pour cette raison que j’ai voulu rencontrer des représentants des +gilets jaunes+ » mardi, s’est-il expliqué, évoquant ainsi la fronde sociale qui secoue la France depuis plusieurs semaines. 
 

« Le fruit d’une tradition »

Visant directement Emmanuel Macron, élu sur la promesse d’un « ni droite ni gauche », le dirigeant italien a ironisé sur « ces partis qui se disent +nouveaux+ mais sont
en réalité le fruit d’une tradition ».

« Nous, nous sommes zen. Si le gouvernement français se met en colère contre le gouvernement italien, je ne crois pas que ce soit opportun », a-t-il ajouté, bravache, à l’occasion d’un déplacement à Roccaraso, dans le centre-est de l’Italie.
En réponse à cette rencontre, qu’ils ne cautionnent pas, une vingtaine de « gilets jaunes » français et italiens se sont rassemblés vendredi à San Remo, dans le nord de l’Italie, pour défendre « l’Europe des peuples ».

Un collectif baptisé « Résistance 06 » appelle tous les « gilets jaunes » de Paca à un rassemblement samedi à la frontière italienne, en présence de Maxime Nicolle, alias Fly Rider.

    – Avec AFP

    source France TV

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