Fièvre West Nile : surveillance accrue des chevaux dans les Alpes-Maritimes, les Bouches-du-Rhône, le Var et le Vaucluse

La surveillance de la Fièvre West Nile (FWN) chez les chevaux est renforcée dans 16 départements dont les Alpes-Maritimes, les Bouches-du-Rhône, le Var et le Vaucluse.

La maladie se limite pour l’heure au sud-est et à la Corse. Six cas de FWN  ont été confirmés sur des chevaux, dans le Gard et en Haute-Corse. Aucun cas n’a été détecté chez des chevaux en Paca, mais la diffusion rapide de la maladie inquiète. Elle se rapproche. En septembre deux cas ont été confirmés en Camargue gardoise.

  • Gard : 2 chevaux infectés par le virus West Nile détectés en Camargue 

Cheval euthanasié en Corse

Le virus est transmis au cheval (comme à l’homme) par le moustique commun du genre Culex. Jusque-là épargnée, la Corse a découvert son premier cas en septembre. Le cheval infecté à Lucianna en Haute-Corse présentait des signes neurologiques  : ataxie, raideur, parésie, refus de se relever, tremblements, hyperthermie, tachycardie. Il a été euthanasié.

Le plus souvent, le cheval ne présente qu’un simple état de fièvre, plus ou moins marqué. Si le virus gagne le cerveau à partir de la circulation sanguine (20 à 30% des cas), des troubles nerveux apparaissent. 

Peuvent alors ensuite : 
► dépression
► hyperexcitabilité
► tremblements musculaires, dits « encéphalitiques »
► symptômes dits « myélitiques », plus marqués :  ataxie et difficulté locomotrice pouvant aller jusqu’à la paralysie 
► coma et mort du cheval

La guérison intervient en 20 à 30 jours, et l’animal est ensuite immunisé. 

Elle peut avoir une issue mortelle ou laisser des séquelles nerveuses après guérison.

, indique le RESPE, qui souligne également : « De par sa transmissibilité à l’homme et la gravité possible de son évolution, chez le cheval comme chez l’homme, la FWN a des conséquences sanitaires et économiques importantes« .
 

Culs de sac épidémiologiques

Mais le cheval comme l’homme sont des « culs de sac épidémiologiques », cela signifie que les individus atteints ne peuvent pas retransmettre le virus à un moustique qui viendraient les piquer. 

Disparu du territoire français depuis 2007, le virus a fait son retour en 2015. Depuis les infections se multiplient. En s’appuyant sur ses 550 vétérinaires Sentinelles, le Réseau d’Epédémio-surveillance en Pathologie Equine (RESPE) surveille attentivement l’évolution de la Fièvre West Nile chez les équidés en France.

La répartition des cas équins en France indique, selon le RESPE, « une circulation virale importante » et il demande aux propriétaires de déclarer via les vétérinaires Sentinelles les équidés dès l’apparition de troubles neurologiques.    source France TV

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